samedi 12 mars 2011

Orthoptie - 12/03/2011- Strasbourg

L’exposé visait à présenter une approche de l’orthoptie au travers du bilan optomoteur, sensoriel et fonctionnel. Il mettait en avant les troubles spécifiques rencontrés dans le cadre des EIP qui semblent davantage utiliser leur vision centrale que périphérique. La saisie des informations visuelles s’en trouve ainsi parfois pénalisée au point où la vitesse de traitement peut chuter
D’autres troubles plus spécifiques ont été abordés au travers des questions posés par l’assistance.

jeudi 17 février 2011

Jean Marie Rouard - 16/02/2011- Strasbourg

QUAND NOTRE REGIONALE RENCONTRE UN ACADEMICIEN :
JEAN-MARIE ROUART
Jean -Marie ROUART
Le jour de sa réception à l'Académie Française
   le 18 décembre 1997
La conversation a eu lieu à la librairie Kléber à Strasbourg le 16 février 2011



L’avant-propos d’Annick Walker

   C’est en 1997, Monsieur ROUART, que vous avez été accueilli à l’Académie Française ; vous fûtes alors le plus jeunes de nos Immortels.
Vous êtes titulaire de la Légion d’Honneur, de l’Ordre National du Mérite et Commandeur des Arts et des Lettres.
   Vos ouvrages ont été distingués par les prix Renaudot et Interallié, ainsi que par celui de l’Académie Française. L’ensemble de votre oeuvre a été honorée par le prix Prince Pierre de Monaco.
Vous publiez votre premier roman « La Fuite en Pologne » à 31 ans, ce qui n’est pas précoce ! Suivront plus d’une douzaine de romans, des essais, une biographie, de nombreuses et toujours actuelles activités de journalisme...
   Vous êtes issu d’une famille d’exception : deux arrière-grands –pères peintres : Henri ROUART et Henri LEROLLE, un oncle et un père également peintres, comme le rappellent opportunément la couverture de « Une Jeunesse à l’Ombre de la Lumière « et la jaquette de « La Guerre Amoureuse «, votre dernier roman, illustrées toutes deux d’oeuvres de votre père Augustin ROUART : l’écriture s’honorant de la peinture !

La lecture d'Augustin Renoir qui a peint plusieurs portraits de la grand-mère de Jean-Marie Rouart.

   A vrai dire, ce n’est pas l’excellence de votre parcours qui a incité la Régionale de l’Association Française pour les Enfants Précoces à vous solliciter –et la faveur que vous nous faites aujourd’hui nous conforte dans notre engagement - . Bien au contraire. La lecture de votre biographie « à l’ombre de la Lumière » m’a immédiatement convaincue que vous représentiez -selon le terme du Bulletin Officiel de l’Education Nationale - un « expert » … mais un expert « es échecs … et mat !»
Vous qualifiez, en effet, de « désastre « (p.174) votre parcours scolaire, au point que votre père envisage de faire de vous un apprenti menuisier .Vous avez 12 ans. Mais vous faites feu de tout bois pour le convaincre du bien-fondé des études qui vous délaissent pourtant.
Le baccalauréat vous paraît « une forteresse imprenable » .Vous échouez donc à plusieurs reprises.
Je vous cite : « Je ratai ma première année de droit…lequel m’ennuyait à mourir… et mon premier roman fut refusé par treize éditeurs. Treize ! »
Il ne devait pas en manquer beaucoup à l’appel à l’époque.
Comme écrire représentait « la seule arme avec laquelle je pouvais affronter la vie…si je n’y parvenais pas, je ne serais pas moi-même .Je ne serais qu’une ombre. Et pendant les dix ans qui séparèrent cet échec de la publication de mon premier roman, je vécus comme un zombie »
    Recalé…refusé…vous touchez le fond .
Alors, Monsieur ROUART, comment cohabite-t-on avec soi lorsque s’accumulent les actes manqués ?


Le témoignage de Jean-Marie ROUART

En effet, je me souviens surtout de mes échecs, voire de mes humiliations : Je rêvais au-dessus de mes moyens. J’avais le sentiment d’être au monde mais pas du monde.
Mon expérience Montessori du type « fais ce que voudras » a été une nouvelle déconvenue car je n’appréciais pas le collectif ; j’ai toujours aimé qu’on ne parle qu’à moi.
L’épisode le plus glacial, je le connus à 11 ans en éprouvant un sentiment de « déclassé » à l’idée de devenir apprenti, mêlé de culpabilité car mes parents payaient cher des études que je ne réussissais pas.
Cependant, à 14 ans, je lisais déjà La Chartreuse de Parme.
Grâce à un directeur de collège, je sautais la 4° avant d’être considéré comme « nul » à l’Ecole Alsacienne.
Il me fallut trois ans pour réussir le premier baccalauréat avec un oral de rattrapage puis j’échouais en philo avant d’être recalé en première année de Lettres.
Je travaillais beaucoup mais je ne comprenais rien : je n’arrive à l’abstrait que par le concret.
Ma chance fut d’être reconnu par A. BLONDIN, K. HAEDENS et J .D’ORMESSON


Le dialogue avec l’auditoire

Q : - Quelles différences distinguent selon vous l’échec du succès ? Ne s’agit-il pas des deux faces d’une même médaille ?
R. : -En effet, c’est inséparable .Il faut faire les choses au-dessus de soi-même…ce qui mène à l’échec ! Mais la vie des Grands Hommes est tissée d’échecs : Alexandre, Bonaparte, sous-lieutenant pendant 7 ans …C’est le destin de ceux qui veulent sortir du lot commun. Il faut surmonter ses échecs sociaux, amoureux, ceux de la maladie, de la mort de proches, des échecs qui ne sont pas de notre fait. Il faut les surmonter et donner un sens à ses échecs, ce que l’écrivain peut faire en se disant : quel livre, je vais pouvoir écrire !
C’est l’avantage du romancier qui réfléchit sur la vie et au terrain sur lequel il va édifier son écriture.
Personne n’échappe à l’échec car on ne peut pas se faire une vie totalement soucieuse de prévoyance, d’assurance, on veut aller plus loin, plus haut .
« Endurer « tel est le mot-clé !

Q :- Votre parcours scolaire serait-il possible aujourd’hui ?
R : -J’ai eu la chance de naître dans une société moins formatée où le diplôme n’était pas premier pour l’insertion sociale et professionnelle.
A 22 ans, j’ai rencontré Jean RENOIR, mais j’avais déjà vu tous ses films : il faut faire sa chance soi -même ,
établir des rencontres et je considère que je fais partie d’une chaîne qui part de Homère jusqu’à nous.
Les carrières se font aussi par les rencontres, en ce qui me concerne celles de IONESCO et de Julien GREEN. Il est beaucoup de portes que les gens n’osent pas franchir.

Q : -A quoi sont dus vos échecs sociaux ?
R : -Ma famille était prestigieuse mais mon père était désargenté .A 4-5 ans, je vécus une rupture avec mes parents qui me placèrent chez des pêcheurs où je restai 4 ans : décalé de la réalité, je m’évadais dans le rêve.
J’ai retrouvé la réalité grâce aux livres,- ce qui est un paradoxe – en lisant BALZAC et je voulais ressembler aux héros romantiques.

Q :- Comment peut-on échouer en travaillant tellement ?
R :- Comme directeur de journaux, j’ai eu deux stagiaires qui ont bien réussi .Il peut y avoir un déclic, par transfert affectif le plus souvent. Ma chance a été d’avoir des parents très aimants, qui ne m’ont jamais brimé.
Il faut oeuvrer par persuasion et infusion.

Q :- D’ORMESSON, CHATEAUBRIAND sont-ils vos maîtres en littérature ?
R :- Jean D’ORMESSON représente sans doute le père que j’aurais aimé avoir .Il m’a appris à apprivoiser la société. J’étais taciturne, timide et angoissé .En tant que journaliste, je suis le propre mécène des textes que je veux écrire.
En fait, mon maître, c’est la Littérature .J’aime toutes les intentions artistiques, les écrivains qui aiment les artistes et inversement. La Littérature élargit les bords de la vie. Ceux qui ont provoqué un déclic pour moi, comme un sentiment de parenté, ce sont DRIEU LA ROCHELLE, l’écrivain évidemment, et GIDE.


Annick Walker remercie vivement Jean-Marie ROUART , en particulier au nom de l’AFEP Alsace-Lorraine.
Applaudissements.


samedi 12 février 2011

estime de soi - 05/02/11- Strasbourg

« L’enfant précoce et ses relations avec autrui
Estime de soi et compétences sociales »
 Intervention de Marie-Laure Rossat-Offermann



"En tant qu'être humain, tu es unique et tu dois apprécier qui tu es 
et apprendre à vivre avec toi...
Tu es ton meilleur ami, il faut aménager ta maison intérieure pour  t'y sentir bien...
Tu t'occuperas du jardin plus tard (sous entendu des autres)...

jeudi 10 février 2011

Fête du livre - 10/ 2010 - Thannenkirch



      

C’est par un dimanche frais et venteux d’octobre, que les Familles d’anciens mais aussi de nouveau xadhérents se sont retrouvés à THANNENKIRCH.
Le thème de notre rencontre « La Fête du livre » et l’accueil avaient été préparés par la Famille Rossi.





La journée a débuté par une promenade en forêt sur les hauteurs du village.
Petits et grands sont partis sur les traces des sangliers et ont pu découvrir ainsi la faune et la flore du massif du TAENCHEL.



 











      Cette promenade s'est achevée par la découverte de la carrière d'où était extrait le gré des Vosges et par celle du site protégé des fourmis rouge.









 





Puis un repas fut pris en commun au cours duquel régna la bonne humeur malgré un temps peu clément. 








 



Tout au long de l'après-midi, nous avons pu apprécier le talent des conteurs et participer aux divers ateliers proposés par « le jardin du livre » de THANNENKIRCH dans un cadre intimiste propice aux échanges.

Chacun a pu explorer un jeu de piste sur le thème de la chauve- souris, laisser parler sa créativité dans l'élaboration de chefs-d’oeuvres, s'initier à la calligraphie et jouer au "chauve qui peut"…

Nous sommes tous repartis avec nos "chauves-souris", des souvenirs plein la tête et la promesse de se revoir bientôt...

mercredi 6 octobre 2010

village du Livre de Fontenoy – La Joûte

C’est sous un grand soleil que se sont réunies plusieurs familles venues d’Alsace et de Lorraine à Fontenoy- la- Joute en Meurthe et Moselle.
Après une  balade à travers  champs et vignes, nous avons pique-niqué au pied de la chapelle qui domine le village. Les enfants en ont profité pour faire une balle au camp, puis pour s’adonner à des constructions  variées… pendant que les parents échangeaient leurs expériences toujours très constructives.
En début d’après-midi, au cœur du Village du livre, nous avons rejoint la Maison de l’Imprimerie et du Papier où Monsieur DAMM, artisan papetier, nous attendait. Nos petits curieux ont découvert les secrets du papier recyclé et ont pu  créer leurs propres feuilles. Un jeu de pistes les a ensuite emmenés à la découverte du village, de ses bouquinistes et de ses monuments historiques.
On pouvait ce jour -là voir au détour de rayonnages, nombre de petits lecteurs se perdre avec plaisir entre les piles de livres et en dévorer souvent quelques- uns au passage. Les coffres de voitures se sont d’ailleurs pour la plupart remplis fort rapidement d’ouvrages destinés aux enfants…mais aussi aux parents.
Une journée qui restera dans les mémoires !


mardi 16 février 2010

Quel bazar - 05/12/2009 - Ammerschwihr


« Entrez, entrez… Au Grand Bazar, il y en a pour tous les âges,
Sur tous les étalages.
Du berceau au dernier dodo, vous trouverez tout ce qu’il vous faut et …
rien que du beau ! »



Le 5 Décembre 2009  nous nous sommes retrouvé à Ammerschwihr pour un après midi animé par une conteuse accompagnée de son accordéon, de ses marionnettes et de jouets anciens…
L'après-midi s'est terminée autour d'un goûter partagé.

vendredi 16 octobre 2009

La tour du Faudé - 27/09/2009 - Orbey

Tour du Faudé, sortie en Famille le 27 septembre 2009.



Dimanche 27 septembre, les adhérents de notre antenne se donnaient rdv sur les hauteurs d’Orbey, au pied de la Tour du Faudé. Pour cette sortie dominicale, la météo nous souriait…La forêt commençait à changer de couleur.



Le principe de la marche et le pique-nique se sont avérés idéaux pour permettre aux enfants, naturellement un peu réservés au départ, de faire rapidement connaissance. Grimper, prendre des raccourcis pour "arriver avant les parents", a permis de créer des liens.


Arrivés "en haut de la montagne", les enfants, jamais fatigués, se sont fait une joie de monter au sommet de la Tour du Faudé...70 marches pour les uns, 90 pour les autres... en fait un certain nombre surtout pour ceux qui ont renouvelé l'exploit plusieurs fois de suite où le splendide panorama sur la vallée d’Orbey les attendait.
Les petits et les grands ont appris l’histoire de cette Tour, qui représente bien celle de l'Alsace, tour à tour  française et  allemande.Cette tour servit d’observatoire pendant les deux guerres, en 1915  les obus français  la détruisirent,  en 1944 la tour s’effondra sous les tirs allemands.
 Grâce à l’amitié et à  la solidarité   des Amis de la Tour du Faudé,celle-ci est reconstruite en 2002.


Pour le goûter nous sommes descendus au gîte du Beauregard où les bonnes tartes  de Madame Dupré et un terrain de jeux nous attendaient.
Les enfants se sont tellement amusés que, le soir venu, il leur fut difficile de quitter leurs nouveaux copains.
Une  courageuse famille de Lorraine a parcouru 150kms pour participer à cette rencontre. 
Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont participé à cette rencontre amicale. Dans une bonne ambiance, ce fut l’occasion pour les familles de partager leurs expériences et pour les enfants de bien s’amuser.